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Journées du Patrimoine 2007 : lieux nouveaux et réhabilités, hôtels particuliers et métiers d'art
Journées du Patrimoine 2007 : lieux nouveaux et réhabilités, hôtels particuliers et métiers d'art../../tpl/mag6/art20060901/img/potocki-hotel.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/toulouse-bque-fce.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/legion-honneur.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/branly.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/vincennes-chateau.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/Arts-deco-musee.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/Cite-archi-moulages-.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/gobelins-manuf.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/sevre-manuf.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/cite-univ-int.jpg../../tpl/mag6/art20060901/img/Lycee-henri-4.jpg../../tpl/mag6/art20060901 Construit par Jules Reboul à partir de 1858, l’Hôtel Potocki compte parmi les grands hôtels particuliers parisiens du faubourg Saint-Honoré. C’est aujourd’hui le siège de l’institution consulaire, établissement public géré par des élus chefs d’entreprises dans le cadre de la chambre de commerce de la ville de Paris. Sa magnifique décoration intérieure allie les styles Napoléon III et Art Déco. En 1926, la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris agrandit le bâtiment d’origine en faisant construire deux ailes qui encadrent le jardin. Elle confie à l’architecte-décorateur Jacques-Emile Ruhlmann l’aménagement des deux ailes adjointes à l’hôtel Potocki pour moderniser et adapter l’espace de travail nécessaire à la compagnie consulaire. Ruhlmann a ainsi décoré les parties attenantes dans les deux ailes ainsi qu’une partie du bâtiment principal. Aujourd’hui, les façades et toitures, ainsi que les décors intérieurs du rez-de-chaussée, sont classés monuments historiques.Construit par François Mansart pour un richissime secrétaire d’État de Louis XIII, l’hôtel de Toulouse, vendu ensuite au comte de Toulouse, fils illégitime de Louis XIV et de Mme de Montespan, a subi de nombreuses transformations au fil des siècles. L’architecte l’a doté d’une longue galerie pour recevoir une collection de peintures. François Perrier l'a décoré de boiseries. Cet ensemble sera considérablement remanié sans perdre de son panache. Visite de la galerie dorée.Le Musée de la Légion d'honneur et des Ordres de Chevalerie est abrité par l'hôtel de Salm-Kyrburg construit par Pierre Rousseau de 1782 à 1787 pour un prince allemand, le prince Frédéric III de Salm-Kyrburg. Classé bien national sous la Révolution, il devint, le 13 mai 1804, le siège de la Légion d’honneur. L'hôtel présente une opposition marquée entre la façade sévère de la cour à la romaine (avec son arc de triomphe, ses colonnades) et la façade du 18e s., pleine de grâce, donnant sur le jardin (avec son pavillon semi-circulaire couronné de statues). Incendié pendant la Commune, il a été reconstruit à l’identique.Ouvert au public le 23 juin 2006, ce musée dédié aux civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques donne leur juste place à des arts et des civilisations trop longtemps ignorés ou méconnus. Le Musée du quai Branly ne cesse d’attirer un public international dont l’intérêt se porte aussi bien sur les collections que sur l’architecture de l’édifice, conçu par Jean Nouvel. Situé à proximité de la Tour Eiffel, le musée du quai Branly est construit sur des pilotis et constitué de 30 "boîtes" multicolores servant d'espaces d'exposition à l'intérieur du musée ; elles donnent aussi du volume et de l'harmonie au bâtiment extérieur. Le jardin exotique de 18 000 m2 confère au site un côté « jungle » qui correspond au vœu de l’architecte. Avec son enceinte monumentale de plus d'un kilomètre, flanquée de trois portes et de six tours de 42 mètres de hauteur, le château de Vincennes est le plus important château fort royal français subsistant. Quant au donjon, avec ses 50 mètres il est le plus haut édifice militaire médiéval d’Europe. Résidence royale de Charles V à Louis XIV, il fit ensuite office de prison : Sade, Mirabeau et Diderot y furent internés.Dans le cadre des Journées du patrimoine et à l’occasion de l’anniversaire de la réouverture du Musée des Arts décoratifs, les métiers du patrimoine sont à l’honneur. Une trentaine de restaurateurs et d’artisans d’art se succèderont devant leurs œuvres pour présenter au grand public les travaux qu’ils ont menés pour le chantier des collections entre 2000 et 2006. Toutes les œuvres présentées, soit 6 000 pièces, ont fait l’objet d’une intervention de restauration. Du simple dépoussiérage à la restauration dite « fondamentale », en passant par le nettoyage ou le décrassage suivi de réintégrations d’éléments manquants, un vaste éventail d’opérations a été pratiqué. Parallèlement, toutes les équipes sont mobilisées pour faire connaître l’institution, ses missions et ses savoir-faire.Il ne pouvait y avoir plus bel hommage rendu aux journées du Patrimoine que l’ouverture au public de la Cité de l’architecture et du patrimoineles 15 et 16 septembre. Cette Cité est un projet sans équivalent dans le monde puisqu’elle rassemble un espace muséal consacré au patrimoine et à l’architecture contemporaine, une école d’architecture, une bibliothèque, des galeries d’exposition, un auditorium, un espace pédagogique... La rénovation du palais de Chaillot a été confiée à l’architecte Jean-François Bodin qui a eu à cœur de mettre en valeur les anciennes strates du Palais de Davioud datant de 1878, comme par exemple les colonnes de marbre du pavillon d’entrée, dissimulées jusqu’alors sous des coffrages en béton, ou la structure métallique et la verrière de la galerie des moulages. En ces journées du patrimoine, notre attention se portera plus particulièrement sur les trois galeries permanentes : la Galerie des moulages, la Galerie des peintures murales et des vitraux et la nouvelle Galerie moderne et contemporaine. Voir le diaporama.Le « village des Gobelins » est un lieu divers et complexe qui dépend du Mobilier National, l’institution chargée de meubler et de décorer les ministères et les ambassades. Le dimanche 16 septembre, rendez-vous est donné au 3 et 6 rue Berbier du Mets. Le parcours du 42 avenue des Gobelins, fermé pour l’occasion, à la rue Berbier du Mets où se trouve l’administration générale du Mobilier national, via la rue Croulebarbe, sera ponctué de photographies. Un conférencier accueillera les visiteurs à la chapelle des Gobelins pour leur proposer deux parcours libres. Le premier à travers l’enclos des Gobelins mènera les visiteurs à la découverte de la « nouvelle manufacture » qui regroupe les ateliers de Beauvais et de la Savonnerie. C’est l’occasion de découvrir l’art unique au monde du tapis au point noué tel que le perpétue la Savonnerie ou encore la technique de la tapisserie en basse-lisse telle que la pratique la manufacture de Beauvais. Des tapissiers seront présents pour commenter les créations en cours. Enfin, le second parcours est une visite libre de la grande galerie des Gobelins restaurée et rouverte au printemps dernier.Créée à Vincennes en 1740, la Manufacture de Sèvres est installée sur les bords de Seine depuis 1756. C’est un conservatoire de métiers et de traditions nés au 18e s. et uniques en Europe, qui sont transmis oralement sans interruption depuis le 18e s. La Manufacture a toujours collaboré avec des artistes venus de l’extérieur, comme en son temps le peintre François Boucher. Cette politique est aujourd’hui menée avec toujours plus de vigueur. C’est ainsi qu’une partie de la production contemporaine a été réalisée en collaboration avec Arman, Calder, Ettore Sottsass et même Jeff Koons. Pendant les Journées du patrimoine, le public aura l’occasion de découvrir deux institutions prestigieuses et vivantes : la Manufacture, avec son architecture du 19e s. classée monument historique et ses savoir-faire uniques, ainsi que les collections de céramiques du Musée, sans équivalent, provenant du monde entier et de toutes les époques. Fermés au public sauf lors des journées du patrimoine, le Domaine et la Fondation de Coubertin constituent un haut lieu de l’enseignement manuel et du Compagnonnage. Des ateliers de menuiserie et d’ébénisterie, de métallerie et de ferronnerie d'art, de taille de pierre ainsi qu’une fonderie d'art sont installé dans un parc de 29 hectares qui comprend également un château et un hameau du 17e s. disposés autour d'une cour dominée par un imposant pigeonnier. Cette année, le domaine sera ouvert gratuitement samedi et dimanche après-midi. La galerie d’exposition accueille des sculptures et des peintures de l’artiste français d’origine tchèque Karel Zlìn. Vous pourrez également admirer de nombreuses sculptures monumentales fondues à Coubertin disséminées dans le jardin des bronzes et le parc du château, ainsi que des sculptures et dessins dans la salle Joseph Bernard du château. Le dimanche, la chorale "À cœur joie" interprètera des mini-concerts.Occupant 34 ha de part et d’autre de la porte d’Arcueil, le campus de la Cité universitaire est une véritable ville internationale dont la première maison, la fondation Deutsch-de-la-Meurthe, a été bâtie en 1922. Véritable œuvre d’architecte, chaque maison, par son style extérieur aussi bien que par ses détails intérieurs, évoque l’atmosphère de son pays d’origine. À l’occasion des journées du patrimoine, la visite libre du parc, des pavillons et du centre de ressources sur le patrimoine de la cité est autorisée. Deux visites guidées permettront de découvrir soit le parc ouest avec le Collège néerlandais (M. Dudock, 1927), la Fondation Abreu de Grancher et la Résidence Lucien Paye ; soit le parc est avec la Fondation Biermans-Lapôtre, la Maison du Japon (Pierre Sardou, 1929) et la Fondation suisse (Le Corbusier, 1932). D’autres visites guidées, assurées par les architectes du patrimoine, se consacrent à un lieu en particulier, comme la résidence du Cambodge ou la résidence André de Gouvéia.Situé à quelques pas du Panthéon, le lycée Henri IV est le temple de l’excellence scolaire à la française où Jean-Paul Sartre et André Gide, notamment, usèrent leur fond de culotte. Construits entre le 12e et le 17e s., certains des bâtiments du lycée actuel proviennent de l'ancienne abbaye Sainte-Geneviève et composent un ensemble admirable. C’est le cas de la tour Clovis, romane à la base, gothique aux étages supérieurs (ancien clocher de l'abbaye), des cuisines et de l’ancien réfectoire voûté d’ogives (aujourd’hui chapelle du lycée). Ne manquez pas non plus les galeries de la bibliothèque (aujourd’hui transformées en foyer) éclairées par une vaste coupole centrale. Les bénévoles de l’association Paris Historique vous accueilleront durant ces deux jours pour vous faire découvrir ce bijou de l’Histoire de France. |




